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Frases

 

 

"Después de todo,
el cine es el único sueño
que se tiene con los ojos abiertos"

Eliseo Subiela

 

 

"El hecho simple de

que mi perro me quiera más

que yo a él, constituye una

realidad tan innegable, que,

cada vez que pienso en ella,

me avergüenzo.


El perro está siempre

dispuesto a dar su vida por mí.


Si yo hubiera sido atacado

por un león o un tigre,
Ali, Bully, Tito, Staci y todos

los demás habrían afrontado

la desigual batalla,

sin titubear ni un instante,

para defender mi vida,

aunque sólo hubiera sido

por unos momentos.
¿ Y yo? "

Konrad Lorenz
Premio Nobel de Medicina 1973

 

 

"A fuerza de ver películas

y de amarlas
se tiene el deseo de realizarlas.


Ya no se va a la sala por azar,
sino con la voluntad de hacer cine"

François Truffaut

 

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:41

 

caligari.jpg

 

 

 

Nicolás ROMÁN BORRÉ

Réalisateur, ciné-clubiste et membre de CIN-CO « Cinéma et Coopération »

 

Traduction : Florence GUILBOT

 

Le rythme des films indiens est particulier, différent du notre.

Il faut abandonner toute idée de logique comparative.

Jean-Claude Carrière.

 

Il n’est pas facile, je le reconnais, de faire la liste des œuvres les plus remarquables du septième art. Il s’agit d’un sujet pointu où les préférences artistiques, l’histoire, la sociologie et la déontologie de l’étude des films influencent le choix du sélectionneur.

 

Dans le passé, cette tâche fut menée à bien avec un certain succès par Luis Alberto Álvarez et son « Histoire du cinéma en cent titres », Barry Norman et ses « 100 best films », Augusto M. Torres et ses « Cinq cent grands films ». Il y eut  aussi des dizaines de rencontres, de symposiums, de festivals où se rassemblèrent réalisateurs, critiques et historiens du cinéma pour mettre au point de rigoureuses anthologies.

 

Des livres comme « Les mille films à voir avant de mourir » et « Œuvres inoubliables » alimentent une classification pyramidale, laquelle si nous sommes honnêtes est de toute façon injuste. En effet, les qualités esthétiques et historiques d’une œuvre varient toujours en fonction de qui la regarde, de son expérience personnelle, de ses références sociales et de sa vision subjective.

 

Mais bon, cela étant posé, la publication des « 100 films pour une cinémathèque idéale » éveilla toute ma curiosité, car éditée par les Cahiers du cinéma, avec la participation de 78 grands spécialistes sous la direction de Claude-Jean Philippe. Sincèrement, je ne peux décrire le sentiment qui me saisit à sa lecture, la déception peut-être de me rendre compte à quel point j’étais naïf et bête.

 

S’agissant d’une "cinémathèque idéale", je pensais qu’on rendrait enfin justice aux créations documentaires, expérimentales ou d’animation(1) qui furent toujours systématiquement exclues de ce genre de répertoire(2). Je rêvais par exemple que Les saisons d’Artavazd Pelechian, qui pour la beauté de son montage est d’un niveau supérieur à Citizen Kane ou au Cuirassé Potemkine, soit dans la sélection; tout comme Koyaanisqatsi, Nanouk l'Esquimau, L’homme à la caméra, À propos de Nice, Baraka…, ou en animation Fantasia, Le tombeau des lucioles, L'étrange Noël de Monsieur Jack. Mais le pire pour moi, le plus terrible de ce top 100, ce fut l’oubli de films historiquement essentiels. Je me demande où sont passés par exemple : 

 

Le cabinet du docteur Caligari
Casablanca
L'ange bleu
Le septième sceau
La strada
Naissance d'une nation
Zemlya
Chinatown
Novecento 
Le songe de la lumière
Boulevard du crépuscule
Pitié pour eux
Metropolis 
L'aveu
Le voleur de Bagdad (la version de 1924)
Les chaussons rouges
La soupe au canard
The kid
Une question de vie ou de mort
Zorba le Grec
Autant en emporte le vent 
Blow-up
Cabaret
Easy rider
Adieu ma concubine
Brève rencontre
The wall
Chambre avec vue
Blade runner
Le miroir
La complainte du sentier
Le troisième homme
Tant qu'il y aura des hommes

 

Pourquoi cette amnésie  brutale concernant le nouveau cinéma allemand, le cinéma novo brésilien, tous ces cinéastes de l’Europe de l’Est, le free britannique ?

 

Theodoros Angelopoulos, David Lean, Shohei Imamura, Dziga Vertov, Rainer Werner Fassbinder, Serif Gören et Yilmaz Güney, Tomás Gutiérrez Alea, Zhang Yimou, John Grierson, Fred Zinnemann, Krzysztof Kieslowski, Johan van der Keuken, Robert Kramer, Aleksandre Dovshenko, Martin Scorsese, Frederick Wiseman, Bernardo Bertolucci, Robert Altman, Peter Greenaway, Milos Forman, Lars von Trier, Takeshi Kitano, Terrence Malick, Wim Wenders, Jim Jarmusch, Serguéi Paradzhanov, Robert J. Flaherty, Gus Van Sant, Santiago Álvarez, Sam Wood, Kean Loach, Jane Campion, Sydney Pollack, Joris Ivens, Abbas Kiarostami, Ettore Scola, Terry Guilliam, Norman McLaren, Jean Rouch, Carol Reed, Costa-Gavras et Pier Paolo Pasolini, ne méritent-ils pas une place privilégiée ?

 

Des films récents comme : Underground, La leçon de piano, Trainspotting, Tigre et Dragon, Pulp fiction, Lagaan, Lisbon story, The pillow book, Trois couleurs - Bleu, Les enfants du ciel, Breaking the waves, In the mood for love, Ed Wood, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Rêves, Festen, Retour à Brooklyn, Microcosmos, Amour chiennes, Memento, Les amants du cercle polaire, Le goût de la cerise, Tuvalu... ne méritent-ils pas au moins une évocation ? Enfin, prévaut un silence impardonnable en ce qui concerne le cinéma contemporain iranien, roumain, coréen, indien et latino-américain.

 

J’étais en colère lorsque j’ai commencé à écrire ce texte parce que l’omission de certains noms me paraissait faire injure à la vérité. J’en ai ainsi profité pour citer quelques œuvres(3)… puis vint la déception face à un classement dont les limites ne sont que trop évidentes. Aujourd’hui, plus calmement, je me rends compte que toute tentative de classification est en soi discriminante.

 

D’où vient cette manie  de sélectionner The best of the best ?

 

Ce n’est finalement qu’une coutume très réductrice visant à réduire la création humaine à de simples chiffres, tableaux et graphiques. Si un film vous touche profondément, il restera pour vous, une création de haut niveau, indépendamment de l’opinion du reste des mortels.

 

Une cinémathèque idéale ne doit pas seulement faire référence aux classiques et à tous les genres cinématographiques, mais aussi aux petites productions venant de tous les horizons. Elle doit prendre en compte les tendances novatrices qui réinterprètent les règles de l’esthétique, voire qui s’en affranchissent totalement.

 

Philippe Faure-Brac, célèbre œnologue français, affirme que chaque fois que quelqu’un lui demande un grand cru dont il se souvient avec émotion, il répond : « Je vous conseille d’en déguster un autre, parce que cet instant est inégalable, vous n’êtes plus le même, les circonstances sont différentes et vous risquez d’être déçu… pensez à ce souvenir comme à un instant magique et essayez de créer avec la dégustation d’un autre vin exceptionnel, un nouveau et unique moment de bonheur. »  Je considère l’analogie entre le cinéma et le vin plutôt pertinente. C’est pourquoi j’aspire à de nouveaux moments audiovisuels, à d’autres instants de beauté absolue et de tendresse devant l’écran; non pas pour dénigrer les classements précédents, ou pour réduire le septième art à quelques titres indéboulonnables… mais pour que la liste s’enrichisse, se fortifie -et surtout- qu’elle augmente.

 

1 - Barry Norman a inclus Bambi dans sa liste.

2 - Nous en sommes malheureusement arrivés à assimiler à tort le mot « film » uniquement aux fictions.

3 - D’ailleurs, certains lecteurs pourraient dès alors s’enquérir de certains titres non inclus. À ceux-ci, je leur fais remarquer qu’il ne s’agit pas d’un oubli… et que la liste reste ouverte.

 

*************

 

Le livre « 100 films pour une cinémathèque idéale » de Claude-Jean Philippe, édité par les Cahiers du cinéma, établit la liste suivante :

 

Citizen Kane d’Orson Welles

La nuit du chasseur de Charles Laughton

La règle du jeu de Jean Renoir

L’aurore de Friedrich Wilhelm Murnau

L’atalante deJean Vigo

M. le maudit de Fritz Lang

Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly

Vertigo d’Alfred Hitchcock

Les enfants du paradis de Marcel Carné

La prisonnière du désert de John Ford

Les rapaces d’Eric von Stroheim

Rio Bravo d’Howard Hawks

To be or not to be d’Ernst Lubitsch

Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu

Le mépris de Jean-Luc Godard

Les contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi

Les lumières de la ville de Charles Chaplin

Le mécano de la Général de Buster Keaton

Nosferatu le vampire de Friedrich Wilhelm Murnau

Le salon de musique de Satiajit Ray

Freaks de Tod Browning

Johnny guitar de Nicholas Ray

La maman et la putain de Jean Eustache

Le dictateur de Charles Chaplin

Le guépard de Luchino Visconti

Hiroshima mon amour d’Alain Resnais

Loulou de G. W. Pabst

La mort aux trousses d’Alfred Hitchcock

Pickpocket de Robert Bresson

Casque d’or de Jacques Becker

La comtesse aux pieds nus de Joseph Mankiewicz

Les contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang

Madame de... de Max Ophuls

Le plaisir de Max Ophuls

Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino

L’avventura de Michelangelo Antonioni

Le cuirassé Potemkine de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein

Les enchaînés d’Alfred Hitchcock 

Ivan le terrible de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein 

Le parrain de Francis Ford Coppola 

La soif du mal d’Orson Welles 

Le vent de Victor Sjöström

2001 Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick

Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman

La foule de King Vidor

Huit et demi de Federico Fellini

La jetée de Chris Marker

Pierrot le fou de Jean-Luc Godard

Le roman d’un tricheur de Sacha Guitry

Amarcord de Federico Fellini

La belle et la bête de Jean Cocteau

Certains l’aiment chaud de Billy Wilder

Comme un torrent de Vicente Minnelli

Gertrud de Carl Theodor Dreyer

King Kong d’Ernst Shoedsack et Merian J. Cooper

Laura d’Otto Preminger

Les septs samouraïs d’Akira Kurosawa

Les 400 coups de François Truffaut

La dolce vita de Federico Fellini

Gens de Dublin de John Huston

Haute pègre d’Ernst Lubitsch

La vie est belle de Frank Capra

Monsieur Verdoux de Charles Chaplin

La passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer

À bout de souffle de Jean-Luc Godard

Apocalypse now de Francis Ford Coppola

Barry Lindon de Stanley Kubrick

La grande illusion de Jean Renoir

Intolérance de David Wark Griffith

Partie de campagne de Jean Renoir

Playtime de Jacques Tati

Rome ville ouverte de Roberto Rosselini

Senso de Luchino Visconti

Les temps modernes de Charles Chaplin

Van Gogh de Maurice Pialat

Elle et lui de Leo McCarey

Andrei Roublev d’Andrei Tarkovski

L’impératrice rouge de Joseph von Sternberg

L’intendant Sansho de Kenji Mizoguchi

Parle avec elle de Pedro Almodovar

The party de Blake Edwards

Tabou de Friedrich Wilhelm Murnau

Tous en scène de Vincente Minnelli

Une étoile est née de George Cukor

Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati

America America d’Elia Kazan

Él de Luis Buñuel

En quatrième vitesse de Robert Aldrich

Il était une fois en Amérique de Sergio Leone

Le jour se lève de Marcel Carné

Lettre d’une inconnue de Max Ophuls

Lola de Jacques Demy

Manhattan de Woody Allen

Mulholland drive de David Lynch

Ma nuit chez Maud d’Eric Rohmer

Nuit et brouillard d’Alain Resnais

La ruée vers l’or de Charles Chaplin

Scarface d’Howard Hawks

Le voleur de bicyclette de Vittorio de Sica

Napoléon d’Abel Gance

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:47

  THE-LITTLE-FUGITIVE.jpg

 


Por: Nicolás Román Borré

 


Recibí muchas veces la invitación del cineclub anarquista, pero la temática de su programación se apartaba un poco de mis gustos cinéfilos. Llegué al bar -mejor dicho, al garaje- con un sentimiento contradictorio, ya que sabía por los afiches que allí programaban cine gore, cine B, e incluso cine C -del cual desconocía su existencia-.

 

A menudo proyectaban los títulos de Demofilo Fidani bajo el pseudónimo de Miles Deem,  cintas de Carlos Aured, George Andrew Romero y Kenji Misumi… mucho cine zombie, horrores con salsa de tomate en afluentes y filmes sugestivos como Jesus Christ Vampire Hunter.

 

Lo que me hizo ir aquella noche, fue una proyección (1) sobre el golpe que derrocó al gobierno legítimo de Manuel Zelaya en Honduras y un debate sobre las implicaciones de los estadounidenses en la maniobra.

 

Era mi primera visita a un espacio anarquista marsellés, por lo tanto dicho garaje se constituyó en una ventana real de las teorías del pensador Piotr Kropotkin. Estaba decorado con pinturas góticas que mezclaban desnudos encadenados; muros oscuros; estantes repletos de cuadernillos contra la opresión estatal; diversos manuales para liberarse del yugo social y efectuar una revolución inmediata; una hilera de computadores libres para surfear y hackear; una completa plataforma acústica; un estudio de televisión aficionado con fondo verde; una cámara Sony PD 170 y otra Panasonic AG 200; mucha ropa, buzos y abrigos para quien los necesite; y finalmente, una pancarta gigante que decía: Todo es gratis, sírvase.

 

Entre los panfletos subversivos que hojeaba, me interesé en aquellos con tendencia ecológica; me estacioné un rato para leer en ese rincón, cuando de repente, una mano perfumada con Santalum tomó un ejemplar similar al mío y me advirtió su presencia. La vi y quedé estupefacto. Imposible no admirarla: pómulos de nácar, labios góticos, cabello punk, un escote más osado que el de Maila Nurmi en su personaje de Vampira y que hacía resaltar la perfección de sus senos. Un vestido negro ceñido al límite de la indecencia y un cuerpo que gritaba al mundo la exuberancia sensual de la naturaleza.   

 

Increíblemente hermosa -y ella lo sabía-, su rostro estaba adornado con un piercing en la nariz, que le daba un aire de Lisbeth Salander, como el personaje de Stieg Larsson. Esta elfina irreal de Millennium se volvió muy carnal cuando me dirigió la palabra: "Dímelo todo" -dijo-, pero yo no respondí. Después de verla andaba en otra dimensión, para ser exacto, tarareaba en mi cabeza Marie de Damien Saez:

 

T'es trop jolie, Marie

bien plus jolie que Paris, Marie

bien plus belle que la nuit

plus jolie qu'Arletty

plus jolie que Les enfants du paradis.

Et puis t'es si bonne, Marie

avec tes seins qui pointent

comme les cathédrales

on dirait Notre-Dame

on dirait les pyramides. (2)

 

Ella repitió más fuerte: "¡dímelo todo!". Por su tono comprendí que no se trataba de coquetería, era un reto intelectual, directo, un grito de combate, lejos de cualquier imaginario carnal.

 

La chica tenía veinte años como máximo, sus hormonas revolucionarias, ávidas de ideas frescas, se paseaban entre los asistentes para calmar su sed de injusticia social. En sus ojos se leía el hambre de lucha y yo era simplemente el tipo de turno.

 

Le hablé de las frustraciones de la izquierda en el viejo continente; de sus fracasos -que también son nuestros-; sobre la complejidad de definir una vertiente progresiva de un país al otro, como es el caso de los Estados Unidos; acerca de la fosilización del partido comunista; del olvido de la Internacional en el siglo XXI y del mito Trotskista; sobre el anarquismo colectivista; cité a Sébastien Faure, Pierre-Joseph Proudhon y el anarcosindicalismo.

 

Ella esbozó una ligera sonrisa y, antes que dijera algo, aproveché para dar inicio a las hostilidades dialécticas. Pregunté: ¿cómo es posible pagar por asistir al cineclub, si en teoría todo es gratis aquí?, además, si el aporte es libre ¿por qué en la entrada me pidieron tres veces: "¿podría dar un poquito más?".

 

Durante una fracción de segundo dejó de ser perfecta, su rostro tuvo un rictus, sus pupilas se contrajeron... el enfrentamiento que ella deseaba podía comenzar.

 

La punketa esgrimó su florete con talento y atacó cada una de mis frases sobre la izquierda -salvo la del partido demócrata estadounidense- (3). Para ella, como paratodo anarquista que se respete, ningún partido político merece consideración, ya que dichas vertientes democráticas están a años luz de los cambios estructurales requeridos.

 

Confesó entusiasta su intención de acompañar el movimiento revolucionario que enaltecía el documental sobre Honduras y defendió la manera en que el cineclub anarquista reunía fondos para la batalla contra el imperio de la imagen comercial. También criticó los cineclubes que exhibían películas de Ingmar Bergman y las salas de cine arte que ella consideraba esnobistas.

 

Sinceramente, no supe si ella era ingenua o yo me había aburguesado… mientras la doncella soñaba con acompañar al pueblo hondureño en su lucha, mi único anhelo después de la función era que mi esposa me diera un masaje en la espalda. ¿Quizás eso era el fruto de las contiendas perdidas?, ¿tal vez la edad?, ¿de pronto los ideales que cedían frente al conformismo del primer mundo?

 

Sin embargo, la anarquista tenía razón, en lo referente a la "pasividad" de la labor cineclubista, frente a las situaciones políticas de urgencia que nuestras cintas denuncian; ya que los cineclubes, si bien son entes subversivos del mensaje audiovisual, requieren de tiempo para cultivar un público crítico y potencialmente comprometido.

 

Pero lo que no podía aceptar, desde ningún punto de vista, era la tesis de una organización que programa sin escrúpulo: El retorno de Walpurgis, Hanzo la cuchilla, Karzán el amo de la jungla y Danger: diabolik!, manifestando un tal repudio por el trabajo de los cineclubes convencionales y por los espacios alternativos no comerciales.

 

Si un cineclub, por curiosidad cinéfila, exhibe El espanto surge de la tumba, o una retrospectiva del cine Trash, está en todo su derecho. Pero de allí a menospreciar los cineclubes que proyectan Metrópolis, Hiroshima mon amour o Nostalgia de la luz, con el simple argumento de que la obra no es lo suficientemente "original"... entonces, considero que algunas personas no han comprendido la verdadera esencia de la labor cineclubista.

 

Esa noche salí del garaje bastante ofuscado, por instantes ponía en tela de juicio las calidades estéticas, históricas o sociales de un filme, como prerrequisito para ser incluida en las actividades de un cineclub. Igualmente, me acordé de un cineclub de la Universidad Nacional de Bogotá, que había programado un ciclo pornográfico pero "justificado" por la calidad de los invitados a los fórums: sexólogos, sociólogos, líderes feministas y psicólogas. 

 

En los días siguientes continué reflexionando sobre los parámetros cinematográficos de programación, cuando por pirueta del destino recibí, vía correo electrónico, la invitación de un cineclub clandestino. El mail parecía un telegrama de la resistencia de la segunda guerra mundial, ya que no tenía remitente, los datos eran escuetos y había una nota en itálica: entrar por la puertica.

 

La primera vez que asistí a ese cineclub, fue un viernes de un otoño bastante gélido, pero la excusa de salir a la calle en esas condiciones me la brindó Vania en la calle 42, la última película de Louis Malle inspirada en una pieza de Antón Chéjov.

 

Aquella noche caía una espesa neblina estilo londinense y me estaba congelando afuera, ya que no encontraba la susodicha puertica. Minutos después, una parejita de enamorados pasó a mi lado y los vi abrir -asombrado- lo que parecía una central de redes telefónicas que estaba incrustada en la pared, pero que finalmente resultó ser un portillo que conduce a un subsuelo.

 

Los seguí apremiado, descendiendo  una minúscula escalinata bajo la penumbra, hasta que me encontré solo -los novios habían desaparecido- en una especie de sótano rodeado de sillas, cojines y trastos viejos.

 

En el lugar no existían afiches o folletos de la función que indicaran una actividad cinéfila; del lado derecho, estaba estacionado un piano que vibraba con melodías de otra época; un enorme afiche de la U.R.S.S. se aferraba con las uñas en el cielo raso; en el fondo, había una barra que debió amenizar muchos cócteles pero que visiblemente pasó a mejor vida; finalmente, subiendo unos escalones, noté cientos de canastillas de huevos y botellas para reciclar que esperaban una mano bondadosa para ser reutilizadas.

 

La temperatura del subterráneo estaba lejos de ser agradable, era glacial, la bóveda estaba deshabitada, los que seguí se esfumaron y para rematar alguien apagó la bombilla. Quedé un buen momento en la oscuridad, pensando en qué clase de antro había desembocado... decidí entonces aventurarme -golpeándome de paso con las sillas- y caminé a tientas hasta el rincón más lejano siguiendo un eco musical.

 

Después de subir una escalerita de caracol, emergí a un salón ornamentado con afiches de teatro y gatos bucólicos que dormían en los sillones marcados por sus garras. La canción que alborotaba el ambiente era la famosa "Antisocial" del grupo de hard rock francés Trust, canción que siempre ha sido un hito anarquista, con su famosa frase: Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale (4).

 

Pensaba qué variedad de punketos iba a encontrar, cuando alguien subió el volumen del equipo de sonido en la mejor parte de la canción: Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial...  oí un frenesí de gritos que al unísono gritaron: ANTISOCIAL; luego un corto silencio y un fuerte bramido eufórico en solitario: ANTISOCIAAAAAAAAAAL.

 

Sentí temor. Yo, que tuve un bar de rock. Yo, que siempre me creí de izquierda progresista. Yo, que como cineclubista había arriesgado mi sueldo -siempre a pérdida- para poder pagar el alquiler de las cintas en 35 mm que exhibíamos. Vacilé, lo confieso, quise devolverme, bajar la escalerita, recoger mis pasos, salir por el portillo con cara de central de redes telefónicas, irme a tomar un café y regresar a casa.

 

Mi reflexión se interrumpió por el primer antisocial que, muerto de risa, irrumpió en la sala con una botella de vino tinto en la mano y unas mejillas tan coloradas como el tibio elíxir de los viñedos. "Hola" -dijo-, respondí la cortesía algo desconcertado, él se acercó y me preguntó "que si venía por el filme", -claro- ratifiqué... él se puso como metralleta a recitarme detalles sobre Vania, que David Mamet escribió el guión, que se basa en una obra de Chéjov, que ¿quién no hace una buena producción así?

 

El perfecto francés con sus entonaciones en vaivenes, disimulaban la embriaguez del vino, su conocimiento cinéfilo era más que envidiable, sus canas me hacían suponer un hombre cercano a los 60 años y su indumentaria sobria y libre de signos particulares, sosegaron mis temores de encontrar una horda de punketos afiebrados o de piratas informáticos.

  

Luego conocí a los otros miembros del grupo, todos "absolutamente normales", -creo que el único anormal presente es quien ahora escribe-; la mayoría de los asistentes provenían del mundo científico y de países disímiles: Francia, Italia, Polonia, Holanda, Inglaterra, Australia y un tipo de Venezuela, extremadamente simpático, buena gente, quien resultó ser el coordinador del proyecto cineclubístico.

 

La clandestinidad del cineclub tiene su génesis en el hecho de presentar a menudo copias sin autorización, por ello esa especie de misterio alrededor de la proyección y la falta de difusión en los medios tradicionales. Pero, la particularidad de este espacio no se limita únicamente a su "ilegalidad", en muchos aspectos es intrépidamente original: es un cineclub sin nombre, carece de ciclos temáticos, ausencia de impresos y una programación que varía según el presentador de turno.

 

Los subrepticios se dan cita dos veces por mes en dicho subsuelo, bajo criterios bien precisos: cada socio es responsable de una noche de proyección, la persona así designada escoge una película de su afección con la obligación de  defenderla ante el público asistente; igualmente, asume la compra del vino y la elaboración de tartas con el fin de degustarlas al culminar el foro.  

 

Es innegable que la poca publicidad, por razones obvias, hace que el cineclub no pueda realizar una convocatoria abierta a todo el mundo. Además, muchos verán en él una especie de cofradía pequeñoburguesa, donde se ingiere y se discute como pseudointelectuales... pero la realidad es que los gregarios del cineclub fundan su trabajo en dos de los pilares más importantes del cineclubismo: compartir una obra cinematográfica y debatir sobre su validez.

 

Sus integrantes no se limitan a una visión contemplativa e idílica del material fotosensible, verbigracia, para el filme Año 01, que trata del abandono consensual de la economía de mercado -tema de extrema actualidad cuatro décadas más tarde-, el cineclub invitó a un colectivo ambientalista para proponer soluciones contra el sistema financiero y algunas medidas reales tendientes a combatir el productivismo.

Las semanas pasaron y las proyecciones continuaron su ruta encubierta... algunos vinitos, muchos pasabocas, tartas caseras, grandes discusiones bohemias y, sin que me diera cuenta, ingresé a sus filas ilícitas. Ahora yo soy uno de ellos, un cineclubista clandestino, un descarado elemento antisocial.

 

Pero mis viejas inquietudes cineclubistas aún persisten. ¿En dónde quedan los compromisos de izquierda?, ¿qué revolución de la imagen podemos fomentar desde nuestra humilde sala underground?, ¿me habré vuelto un abyecto burgués?

 

Tantos interrogantes con respuestas múltiples rondaban mi psiquis, hasta que me llegó un correo electrónico del cineclub anarquista; ellos habían programado Superargo contro Diabolikus, una "obra de arte revolucionaria" según los autodenominados combatientes del sistema social. El mismo día -y a la misma hora- nuestro cineclub presentaba El pequeño fugitivo, una hermosura estadounidense, que inspiró a todos los realizadores de la nueva ola.

 

Tengo que aceptarlo, si para ser vanguardista, original y revolucionario debo tragarme Superargo contro Diabolikus, entonces no lo soy... asumo mi condición de mediocre pequeñoburgués, ya que prefiero, ser un conformista con una copa en la mano, que aprecia un niño huyendo como fugitivo en Coney Island, que torturar mi conciencia, con un cine al que por defecto le han dado los nombres de vitaminas: B y C. 


 

1- Honduras: semilla de libertad.

 

2- Eres súper linda, Marie / más linda que París, Marie / más bella que la noche / más linda que Arletty / más linda que Los niños del paraíso.

Además eres tan buena, Marie / con tus senos puntiagudos / como catedrales / parecen Notre-Dame / parecen las pirámides.

 

3- El partido demócrata corresponde de manera general a la izquierda norteamericana, pero en términos ideológicos, se encuentra más al oriente que la misma derecha francesa. 

 

4- Trabajas toda la vida para pagar el mármol de tu tumba.


 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:46

Jairo-Anibal.jpg

 

Las personas no mueren,
quedan encantadas.

João Guimarães Rosa

  

 

Se nos fué...

Él pasó del otro lado del espejo, convirtió el azul en quetzal,

se despidió, dejó un pañuelo, una mano y un corazón en la distancia.

Poeta, actor, director de teatro, cuentero, titiritero, lector, guionista y artista dramático.

Tales son los créditos vitales que algunos recordarán de Jairo Aníbal Niño...

otros pensarán en sus premios, o en la calurosa crítica, el gran público en sus bellos textos,

sin embargo... los niños, esos sabios de la humanidad que saben leer los astrolabios del destino,

conocen su verdadero paradero... entre las nubes que vienen de oriente,

Jairo Aníbal juega a las escondidas.

 

Nicolás Román Borré

 

 

***********************************************

 

 

LECCIÓN
-Paula, ¿usted sabe qué es una oveja?
-Sí. La oveja es una nube con paticas.


¿QUÉ ES EL GATO?
El gato
es una gota
de tigre.


¿QUÉ ES LA GAVIOTA?
La gaviota
es un barquito de papel
que aprendió a volar.


EL DÍA DE TU SANTO
El día de tu santo
te hicieron regalos muy valiosos:
un perfume extranjero, una sortija,
un lapicero de oro, unos patines,
unos tenis Nike y una bicicleta.
Yo solamente te pude traer,
en una caja antigua de color rapé,
un montón de semillas de naranjo,
de pino, de cedro, de araucaria,
de bellísima, de caobo y de amarillo.
Esas semillas son pacientes
y esperan su lugar y su tiempo.
Yo no tenía dinero para comprarte algo lujoso.
Yo simplemente quise regalarte un bosque.


AYER POR PRIMERA VEZ
Ayer por primera vez supe lo que era la aritmética
cuando, sin que nadie se diera cuenta, me basaste
en los labios.
Ayer por primera vez supe que 1 más 1 son 1.


USTED
Usted
que es una persona adulta
- y por lo tanto-
sensata, madura, razonable,
con una gran experiencia
y que sabe muchas cosas,
¿qué quiere ser cuando sea niño?.

 

Jairo Aníbal Niño


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 12:58




http://www.youtube.com/watch?v=jFWxCR_eLi4


La ONG francesa CIN-CO “Cinéma et coopération”, la Universidad de Cartagena y la editorial Pluma de Mompox, realizarán en homenaje a Víctor Nieto Núñez y Henri Langlois, el lanzamiento del libro:

SOBRE RELATOS, CUENTOS Y ENSAYOS DE CINECLUBES – TOMO II

Dicho evento se llevará a cabo el sábado 15 de agosto, en el marco del Festival de Cine Independiente de Mompox. Igualmente, se podrá apreciar ésta publicación, en la 22° Feria Internacional del Libro de Bogotá.

 

****

PRESENTACIÓN

 

Las siguientes páginas rinden un cálido homenaje

a Víctor Nieto Núñez, Henri Langlois y a todos los

cineclubistas que han iluminado el sendero.

 

I

La esquizofrenia cineclubística es una enfermedad que la ciencia psiquiátrica no estima prioritaria dentro del campo de sus investigaciones. Dicha patología se diferencia de las adicciones del coleccionista cinéfilo o del crítico cinematográfico, en que éstos encuentran un deleite individual en la acumulación de objetos o en la suma de placeres intelectuales; en cambio, el cineclubista necesita compartir con un público la experiencia sensorial que lo emociona.

Los síntomas que permiten reconocer la anomalía comienzan por una kinetofagia bulímica, enrojecimiento conjuntival y avitaminosis por falta de luz solar. Los esquizofrénicos de esta índole fundan cineclubes en todas las instituciones que pisan; sus proyectores viajan en lomo de mula, saltan charcos en barriadas, se humedecen en chalupa y respiran las estrellas de la noche en las sesiones al aire libre.

 

II

Hace quince años un grupo de esos enfermos mentales se propuso crear en Cartagena de Indias un sistema de células cineclubistas por municipio, que establecerían a su vez redes regionales, que a su vez alimentarían una asociación nacional intitulada “La iguana”. Bajo el calor del momento, todo era posible: un proyecto de ley regulando la actividad, publicación sistemática de libros y revistas, un circuito especial de películas, encuentros y coloquios nacionales e internacionales.

Pero un golpe de realidad nos condujo a padecer las dificultades del medio asociativo colombiano y de su contexto sociocultural. El Ministerio de Cultura tiró a la basura nuestro proyecto legislativo, sufrimos la extinción de varios cineclubes fundadores, hubo una falta de continuidad en las redes regionales, se suicidaron algunos compañeros de nuestro grupo y la ausencia de apoyo por parte de las instituciones tampoco ayudó.

 

III

A pesar de todo, la anomalía psiquiátrica nos impulsa a caminar… no al ritmo querido, pero se anda. Fruto de ese trabajo es el segundo tomo de Sobre relatos, cuentos y ensayos de cineclubes, donde confluyen en un mosaico interesante, pensamientos disímiles e inquietudes de todas las latitudes. Esa es la razón por la cual encontramos desde un estudio académico del espectador de los cineclubes en Brasil, hasta las aventuras en el interior de una sala porno en Cali; seguimos las falanges móviles de un asistente en Pereira, hasta la búsqueda frenética de la Cinemateca Francesa; analizamos el cine como artificio, mientras constatamos la ilegalidad de las proyecciones en los muros capitalinos.

Nuestra editora, la siempre querida “Nacho”, nos decía que el libro estaba planillado, que seguíamos en la lista de espera, que no nos preocupáramos, que ya iba a imprimirse. Las semanas pasaron, luego los meses, y nada, silencio de imprenta… alguien de poder nos dijo la verdad: “No lo quieren publicar porque no hay estudiantes, sólo algunos egresados de la Nacional”. Agarramos motetes y nos trasladamos a La Heroica. Allí contactamos a un cineclubista de los años setenta que posee contactos en las altas esferas, hablamos con el rector de la Universidad de Cartagena -quien nos otorgó su bendición- y aquí estamos.

 

IV

Mi esquizofrenia cineclubística comenzó -sin saberlo- por un reto del director del Festival de Cine de Cartagena. La imagen que tenía de ese señor era -como todas aquellas ideas frívolas que provienen de los medios- la de un hombre acaudalado, rodeado de mujeres hermosas y que se paseaba por el mundo de festival en festival. Por eso nuestro primer encuentro tuvo el mérito de destruir el mito, y sin que él lo supiera, de encaminar mis pasos hacia un cineclub… él estaba afuera del baluarte porque el aire acondicionado no funcionaba, me acerqué, le pregunté por una cinta argentina que el festival había exhibido, y que yo deseaba adquirir: “¡Ufffff, mijo!”, me respondió. “En ninguna parte la vas a encontrar”. Luego vino su habitual carcajada generosa, y un consejo: “¡Ponte a buscar otra cosa!”… aunque yo seguí indagando por la cinta, aquel día descubrí a Víctor Nieto Núñez.

Dos años más tarde -con una copia de cuarta generación del filme argentino- me dirigí al Festival, no para decirle que la tenía, sino para informarle que los cineclubes queríamos reunirnos con él. Lo que debía ser una conversación de tres minutos, duró toda la tarde, era como un libro abierto. Allí me enteré de las graves dificultades financieras del Festival, de que estaba fielmente casado con la extraordinaria Mary Luz, de la pérdida de Víctor Enrique… durante esas horas, con un rostro humano y frágil, emergió Don Víctor.

En octubre de 1998, organizamos Homenaje al cine. En dicho evento, Pedro Narváez, proyeccionista oficial del Festival, vió por primera vez Cinema Paradiso, a pesar de haber exhibido y maniobrado sus bobinas; la familia del cineclubista Luis Fernando Calvo recibía una distinción por la incomparable labor de difusión cinematográfica; y el director del Festival, apreció su filme idílico: El ladrón de Bagdad, 74 años después de que su padre le revelara a un tal Douglas Fairbanks. Al final de la función, sus lágrimas me mostraron la magnitud de su alma infantil y yo pude conocer a Don V.

 

Nicolás Román Borré

 

 

 

****

AUTORES PUBLICADOS

 

SOBRE RELATOS, CUENTOS Y ENSAYOS DE CINECLUBES – TOMO II

César Cortez Rz

Francine Nunes da Silva

Gabriela Amar

Alexander Amézquita Pizo

Felipe Moreno Salazar

Rubén Darío Mejía S

Claudia Jaramillo

Nancy J. González Coca

Pierre Ángelo González

Oscar Pico

Jaime Andrés Ballesteros Aguirre

Nicolás Román Borré

Juan Alberto Niño Jiménez

Jairo Cruz Silva

Augusto Otero Herazo

 

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 17:35

Por: Nicolás Román Borré

La esquizofrenia cineclubística es una enfermedad que la ciencia psiquiátrica no estima prioritaria dentro del campo de sus investigaciones. Dicha patología se diferencia de las adicciones del coleccionista cinéfilo o del crítico cinematográfico, en que éstos encuentran un deleite individual en la acumulación de objetos o en la suma de placeres intelectuales; en cambio, el cineclubista necesita compartir con un público la experiencia sensorial que lo emociona.

Los síntomas que permiten reconocer la anomalía comienzan por una kinetofagia bulímica, enrojecimiento conjuntival y avitaminosis por falta de luz solar. Los esquizofrénicos de esta índole fundan cineclubes en todas las instituciones que pisan; sus proyectores viajan en lomo de mula, saltan charcos en barriadas, se humedecen en chalupa y respiran las estrellas de la noche en las sesiones al aire libre.

 

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:14

 

Por: Nicolás Román Borré

 

“El ritmo fílmico de la India no se amolda al nuestro...

hay que abandonar toda idea de una aritmética o equivalencia humana”

 

Jean-Claude Carrière

 

Reconozco que no es fácil hacer un listado con lo más sobresaliente del séptimo arte... sin duda, es un álgido punto en donde las preferencias artísticas, la historia, la sociología y la manera deontológica de estudiar las cintas influyen en el criterio del seleccionador.

 

En el pasado, dicha tarea fue acometida con cierto éxito por Luis Alberto Álvarez (La historia del cine en cien películas), Barry Norman (100 best films), Augusto M. Torres (Quinientas grandes películas), igualmente, hubo decenas de encuentros, simposios y festivales en donde se reunieron realizadores, críticos e historiadores del celuloide en torno a una rigurosa antología.

 

Libros como “Las mil cintas que debes ver antes de morir” y “Producciones inolvidables”, alimentaban la hoguera de una clasificación piramidal que, si somos honestos, es injusta, ya que los elementos estéticos e históricos de una obra siempre varían dependiendo de quien la observa, de su experiencia personal, de sus referencias sociales y de su visión subjetiva.

 

Pues bien, aún sabiendo eso, la publicación de “Los 100 filmes para una cinemateca ideal” despertó toda mi curiosidad, ya que era Cahiers du cinéma quien editaba, bajo la tutela de Claude-Jean Philippe y a la votación fueron invitados 78 grandes especialistas.

 

Sinceramente no puedo describir qué sentimiento me embarga, de pronto es la frustración de ver cuán pendejo e ingenuo soy... yo creía que como se trataba de una Cinemateca ideal, al fin se haría justicia a las creaciones documentales, experimentales o de animación (1) que han sido sistemáticamente excluidas de esos repertorios (2). Yo soñaba, por ejemplo, que “Las estaciones” de Artavazd Pelechian -que por su belleza del montaje, de superior nivel que “Ciudadano Kane” o “El acorazado Potemkin”- estuviera en dicha selección, al igual que “Koyaanisqatsi”, “Nanuk el esquimal”, “El hombre de la cámara”, “A propósito de Niza”, “Baraka”... en animación, "Fantasía", "La tumba de las luciérnagas" y "The nightmare before christmas". Pero lo peor no es eso, lo terrible de ese Top 100 es el grave olvido de filmes históricamente esenciales. Yo pregunto ¿dónde están?:

 

El gabinete del doctor Caligari

Casablanca

El ángel azul

El séptimo sello

La strada

El nacimiento de una nación

Zemlya

Chinatown

Novecento  

El sol del membrillo

Sunset Boulevard

Los olvidados

Metrópolis

La confesión

El ladrón de Bagdad

Las zapatillas rojas

Duck soup

El chico

A matter of life and death

Zorba el griego

Lo que el viento se llevó

Blowup

Cabaret

Easy rider

Adiós a mi concubina

Breve encuentro

The wall

Habitación con vista

Blade runner

El espejo

Pather panchali

El tercer hombre

De aquí a la eternidad

 

¿Por qué esa amnesia brutal sobre el nuevo cine alemán, el cinema novo brasilero, todos los cineastas del este de Europa, el free británico? 

 

¿Acaso, Theodoros Angelopoulos, David Lean, Shohei Imamura, Dziga Vertov, Rainer Werner Fassbinder, Serif Gören y Yilmaz Güney, Tomás Gutiérrez Alea, Zhang Yimou, John Grierson, Fred Zinnemann, Krzysztof Kieslowski, Johan van der Keuken, Robert Kramer, Aleksandre Dovshenko, Martin Scorsese, Frederick Wiseman, Bernardo Bertolucci, Robert Altman, Peter Greenaway, Milos Forman, Lars von Trier, Takeshi Kitano, Terrence Malick, Wim Wenders, Jim Jarmusch, Serguéi Paradzhanov, Robert J. Flaherty, Gus Van Sant, Santiago Álvarez, Sam Wood, Kean Loach, Jane Campion, Sydney Pollack, Joris Ivens, Abbas Kiarostami, Ettore Scola, Terry Guilliam, Norman McLaren, Jean Rouch, Carol Reed, Costa-Gavras y Pier Paolo Pasolini, no merecen un lugar de privilegio?

 

En los últimos lustros, cintas como: “Underground”, “El piano”, “Trainspotting”, “El tigre y el dragón”, “Pulp fiction”, “Lagaan”, “Historia de Lisboa”, “The pillow book”, “Azul”, “Los niños del cielo”, “Rompiendo las olas”, “In the mood for love”, “Ed Wood”, “Le fabuleux destin d'Amélie Poulain”, “Akira Kurosawa's dreams”, “Festen”, “Requiem for a dream”, “Microcosmos”, “Amores perros”, “Memento”, “Los amantes del círculo polar”, “El sabor de las cerezas”, “Tuvalu”... ¿qué?, ¿no merecen al menos una alusión?. También existe un silencio imperdonable sobre el cine contemporáneo iraní, chino, rumano, coreano, indio y latinoamericano.

 

Empecé el presente texto con enojo, porque la omisión de ciertos nombres me parecía una afrenta a la verdad, por lo que aproveché para citar determinadas obras (3)... después vino la decepción de un Top cuyos límites no son nada evidentes, pero ahora -con algo de calma- reflexiono con tristeza y constato que cualquier tentativa de clasificación es en sí misma una discriminación.

 

¿De dónde viene esa manía de seleccionar The best of the best?... esa no es más que una alienante costumbre de querer tabular, establecer, graficar y reducir la creación humana a una simple cifra. Si un filme le toca en lo más profundo del alma, ese será para usted -en todo caso-, una creación de alto nivel, independiente de la opinión del resto de los mortales.

 

En una Cinemateca ideal no solo hay que revivir los clásicos o apreciar todos los géneros cinematográficos, sino también conocer las pequeñas producciones de todos los horizontes, estudiar las tendencias innovadoras que reinterpretan las reglas estéticas, o que las destruyen por completo.

 

Philippe Faure-Brac, famoso catador francés, asegura que cada vez que alguien le pide un gran vino -que la persona ya ha probado y recuerda con emoción- él responde: “Yo le sugiero saborear otro diferente, porque aquel momento es irrepetible, usted no es el mismo, las circunstancias son diferentes y corre el riesgo de una gran decepción... guarde esa reminiscencia como un instante mágico, e intente crear, con la degustación de otro vino excepcional, un nuevo, pero único estado de felicidad”.

 

Considero que la analogía entre el cine y el vino es pertinente. Por eso, yo anhelo nuevos estados audiovisuales, que vengan otros instantes de absoluta belleza y ternura frente a una pantalla, no con el objetivo de negar una historia, o de resumir el séptimo arte a unos títulos inamovibles... sino para que la lista progrese, se nutra -y sobre todo- aumente.

 

 

 

***

 

(1) Barry Norman incluye “Bambi” en su lista.

(2) Erróneamente se ha llegado al colmo de asimilar el término “película” únicamente a las producciones de ficción.

(3) De igual modo, los lectores podrán preguntarse por la suerte de otros títulos no incluidos, a ellos les digo que no se trata de un olvido... el catálogo sigue abierto.

 

***

 

100 films pour une cinémathèque idéale

 

Citizen Kane de Orson Welles

The night of the hunter de Charles Laughton

La règle du jeu de Jean Renoir

Amanecer de F. W. Murnau

L’atalante de Jean Vigo

M de Fritz Lang

Cantando bajo la lluvia de Stanley Donen y Gene Kelly

Vértigo de Alfred Hitchcock

Les enfants du paradis de Marcel Carné

La prisionera del desierto de John Ford

Greed de Eric von Stroheim

Rio bravo de Howard Hawks

To be or not to be de Ernst Lubitsch

Viaje a Tokyo de Yasujiro Ozu

Le mépris de Jean-Luc Godard  

Cuentos de la luna pálida de Kenji Mizoguchi

Luces de la ciudad de Charles Chaplin

El maquinista de la general de Buster Keaton

Nosferatu de F. W. Murnau

Salón de música de Satiajit Ray

Freaks de Tod Browning

Johnny guitar de Nicholas Ray

La maman et la putain de Jean Eustache

El gran dictador de Charles Chaplin

Il gattopardo de Luchino Visconti

Hiroshima mon amour de Alain Resnais

Die büchse der pandora de G. W. Pabst

North by northwest de Alfred Hitchcock

Pickpocket de Robert Bresson

Casque d’or de Jacques Becker

The barefoot contessa de Joseph Mankiewicz

Moonfleet de Fritz Lang

Madame de... de Max Ophuls

Le plaisir de Max Ophuls

The deer hunter de Michael Cimino

L’avventura de Michelangelo Antonioni

El acorazado Potemkin de S. M. Eisenstein

Notorious de Alfred Hitchcock

Iván el terrible de S. M. Eisenstein

El padrino de Francis Ford Coppola

Touch of evil de Orson Welles

El viento de Victor Sjöström

2001 odisea en el espacio de Stanley Kubrick

Fanny y Alexander de Ingmar Bergman

The crowd de King Vidor

8 1/2 de Federico Fellini

La jetée de Chris Marker

Pierrot le fou de Jean-Luc Godard

Le roman d’un tricheur de Sacha Guitry

Amarcord de Federico Fellini

La belle et la bête de Jean Cocteau

Some like it hot de Billy Wilder

Some came running de Vicente Minnelli

Gertrud de Carl T. Dreyer

King Kong de Ernst Shoedsack y Merian J. Cooper

Laura de Otto Preminger

Los 7 samurais de Akira Kurosawa

Les 400 coups de François Truffaut

La dolce vita de Federico Fellini

The dead de John Huston

Trouble in paradise de Ernst Lubitsch

Que bello es vivir de Frank Capra

Monsieur Verdoux de Charles Chaplin

La passion de Jeanne d’Arc de Carl T. Dreyer

À bout de souffle de Jean-Luc Godard

Apocalypse now de Francis Ford Coppola

Barry Lindon de Stanley Kubrick

La grande illusion de Jean Renoir

Intolerancia de David Wark Griffith

Partie de campagne de Jean Renoir

Playtime de Jacques Tati

Roma, città aperta de Roberto Rosselini

Senso de Luchino Visconti

Tiempos modernos de Charles Chaplin

Van Gogh de Maurice Pialat

An affair to remember. de Leo McCarey

Andrei Roublev de Andrei Tarkovski

The scarlet empress de Josef von Sternberg

El intendente Sansho de Kenji Mizoguchi

Hable con ella de Pedro Almodóvar

The party de Blake Edwards

Tabu de F. W. Murnau

The bandwagon de Vincente Minnelli

Nació una estrella de George Cukor

Les vacances de monsieur Hulot de Jacques Tati

America America de Elia Kazan

El de Luis Buñuel

Kiss me deadly de Robert aldrich

Once upon a time in America de Sergio Leone

Le jour se lève de Marcel Carné

Carta de una desconocida de Max Ophuls

Lola de Jacques Demy

Manhattan de Woody Allen

Mulholland drive de David Lynch

Ma nuit chez Maud de Eric Rohmer

Nuit et brouillard de Alain Resnais

La quimera del oro de Charles Chaplin

Scarface de Howard Hawks

Ladrón de bicicleta de Vittorio de Sica

Napoléon de Abel Gance

 

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:07



Por: Nicolás Román Borré
 
Lo de arriba procede de lo de abajo,
y lo de abajo procede de lo de arriba,
obra de las maravillas del uno.

Hermes Trimegisto
 
Cineclubista que se respete, ha osado en alguna oportunidad una temeraria retrospectiva del cine silente húngaro, soviético, japonés o estadounidense. Tal vez, los carteles anunciaron Berlin Alexanderplatz de Fassbinder sin intermedios; al igual que una proyección de cualquiera de las interminables obras fílmicas de Andy Warhol.
 
Lo más seguro es que algunas bombillas del viejo proyector Eiki se quemaron en medio de la función, pero sigilosamente hicimos lo necesario para continuar, muy a pesar de los ronquidos del señor que viene siempre a dormir al cineclub, o de la ausencia de espectadores.
 
En el último caso, ¿qué deberíamos hacer si la sala está vacía?... ¿Apagar los equipos?, ¿encender las luces?, ¿o esperar por si alguien más decide venir?... Y si al inicio de nuestra labor no hay público... ¿No proyectamos? 
 
Yo sé que en este mismo instante, algunos de mis escasos lectores sonríen, porque se vieron confrontados con dicho dilema ético de cancelar un evento. Estamos totalmente de acuerdo en que si bien el objetivo no es llenar la sala –ya que lo principal es la educación del asistente gracias a los clásicos, o a obras contemporáneas innovadoras–, tampoco es placentero encontrarse con un auditorio que devuelve el eco de nuestros pasos.
 
Recuerdo la primera vez que me interrogué al respecto. Aquel día, exhibíamos El nacimiento de una nación, de  David W. Griffith, y al finalizar la cinta no había nadie a mi alrededor. Para ser sincero, un sentimiento de decepción me embargó el alma; una tristeza debida a los grandes esfuerzos que realizamos para presentar esa película, cuya copia nos fue remitida directamente desde Nueva York.
 
Yo no comprendía, pues se trataba de algo monumental; hubo incluso un extenso artículo en la prensa local; pegamos afiches por todas las universidades; el suscrito se jaló una súper introducción digna de Cicerón… Y sin embargo, ninguna persona resistió hasta el final. En la penumbra, yo los veía uno a uno desfilar; huían como si se tratara de algo horrible. Pero guardé la esperanza, ya que en el fondo del salón, dos asistentes parecieron comprender la importancia histórica del filme.
 
Ah, ¡pero no!, ¡me equivoqué!, en realidad, no había nadie, estaba solo en el aula, y la cuestión de saber si valía la pena terminar una programación en esas circunstancias rondaba mi cabeza... Sentí de pronto una mano que se posó cariñosa sobre mi hombro, y escuché un melodioso: “gracias por la proyección”. Levanté ilusionado la vista para apreciar a mi interlocutor, y nada... Miré a la derecha, a la izquierda, corrí hasta el pasillo y nada, nadie... Un hondo silencio impregnó el recinto, mi piel se puso de gallina, el corazón latió a paso redoblado; mejor dicho, ¡me cagué de miedo!.
 
Ya ni me acuerdo si aquella noche aseguré los equipos o bajé las cuñas eléctricas. Lo único que sé, es que en un santiamén estaba caminando por las calles como si nada hubiese pasado, sonriendo cual pendejo a todos  los transeúntes anónimos que tropezaba de regreso a casa. Transcurrieron las semanas diciéndome que eso que pasó eran invenciones mías; que había imaginado todo debido a que yo estaba cansado de estudiar para un larguísimo parcial de Derecho Civil III; en definitiva, que todo era absolutamente irreal. 
 
No le comenté a nadie –sobretodo para evitar el ridículo–, he intenté seguir mi vida tranquilo, dándole a la lucha cotidiana. Pero la paz sólo duró un tiempito, hasta que nuestro cineclub acometió un ciclo de cine de los años noventa en el Paraninfo de la Universidad de Cartagena.
 
Siendo el responsable de las funciones, tenía que verificar una hora antes de cada evento que todo estuviese en orden, hacer las pruebas de sonido, bajar el telón, encender el proyector, fotocopiar el plegable, etc. Al entrar por la puerta de servicio, me sorprendí porque ya se encontraban allí unos espectadores, pero no les presté mayor atención. Entonces conecté el equipo y, de repente, me puse a pensar, ¿cómo era posible que ya hubiese público si aún no era la hora?, además, las llaves del auditorio las tenía en mi bolsillo. En consecuencia, volví mi rostro hacia los asistentes  y, de nuevo, me encontré frente al vacío.
 
La palidez de mi rostro se asemejaba al color de las baldosas del Paraninfo*, y mis manos se pusieron frías... Pero no me moví, quedé inmóvil como cuando jugaba en la infancia a “la estatua”. Ahora no estaba cagado, ¡más bien petrificado!, si la primera vez yo estaba agotado, era tarde, la cinta –por su ritmo– era difícil de asimilar, ahora no tenía excusa; me encontraba en buena forma, recién bañado, bien despierto y absolutamente consciente.
 
Los minutos pasaron y yo seguía rígido. Esperaba que algún camarada del cineclub viniera en mi auxilio. Pero nada, de nuevo nadie a mi lado, se me olvidó hasta como me llamaba... Poco a poco, la calma volvió generosa, las mejillas recobraron su tonalidad, los músculos se activaron, el cerebro se puso de nuevo en marcha. Entonces, aproveché para salir precipitadamente a tomar el oxígeno marino y húmedo de Cartagena de Indias, que nos estimula con su olor de caracuchas.
 
Intentaba poner las cosas en perspectiva. Me decía a mi mismo que simplemente alucinaba; quizá se trataba de un problema freudiano insatisfecho cuando era bebé; alguna neurona con flojera que enviaba códigos y mensajes erróneos; en fin... Tomé la determinación de no entrar al aula hasta que alguien corpóreo llegase, pero mis reflexiones fueron interrumpidas por una voz que susurró: “No te asustes, vinimos a ver el filme”.
 
Yo estudiaba medicina legal y psiquiatría como optativas de la carrera de Derecho; por eso, al reconocer que escuchaba voces, comprendí que existía un problema. Mi subconsciente repetía una y otra vez: “¡La vaina está grave, viejo Nico!”. Y sin embargo, la racionalidad de mi auto-análisis se esfumó al oir de nuevo a esos compañeros etéreos: “Tranquilo, somos cinéfilos”.
 
La palabra mágica se pronunció en el momento justo: “cinéfilos”... es decir, eran espíritus amantes del cine –como yo–; la diferencia estaba en que eran de otra dimensión. El asunto me pareció más coherente, lógico: ellos no vinieron a presenciar mi muerte ni a saldar cuentas conmigo. De suerte que el pánico se esfumó, al igual que sus rostros vaporosos.
 
Los años siguieron pasando, los ciclos fluían, al igual que las instituciones que nos albergaban: Casa España, Club Cultural Vlad, Aula Máxima, Museo Naval del Caribe, Museo de Arte Moderno, Bellas Artes, Quiebracanto, Universidad Jorge Tadeo Lozano, Alianza Colombo Francesa, Castillo de San Felipe, Teatros, Centros Culturales, Universidad Libre, Plazas del Centro y una variada lista de Barrios populares. Éramos un grupúsculo subversivo de la imagen, que se enfrentaba con todas las armas ideológicas del tercer mundo al imperio avallasador del cine comercial. Documentales, clásicos, ladrillos, trabajos experimentales, conferencias, foros, mesas redondas, artículos, folletos, crónicas, incluso lecturas de poesía fueron integradas en nuestra actividades.
 
Por eso ahora, cuando se cuestiona la vigencia –o la importancia– de la actividad cineclubística, frente al problema de la falta de público, estimo necesario ilustrar que nuestra labor va más allá –¡literal y metafóricamente hablando!– del recinto donde proyectamos o discutimos una obra. Ya que en todos esos sitios, sin importar el título de la película, muy a pesar de los primitivos instrumentos audiovisuales de lucha, a veces sin grandes conocimientos sobre la copia a exhibir, Ellos siempre nos acompañan; Ellos, los incondicionales cinéfilos del mundo astral.

* El Claustro de San Agustín –sede principal de la Universidad de Cartagena– está lleno de historias sobre seres que transitan por sus pasillos. Al hablar con los vigilantes que trabajan por las noches, varias historias de esa índole afloran sin mayores complejos alrededor del Paraninfo. Los colores de las cortinas, baldosas, silletería, son de un ocre claro, con marcada tendencia surrealista.

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 13:00
 



Por: Nicolás Román Borré
 
"Ante la oscuridad de la sala,
el espectador se halla tan indefenso
como en la silla del dentista"


Andrés Caicedo




Las primeras imágenes que logramos apreciar de Sabine Bonnaire son difíciles, duras, por no decir, incómodas.  Es casi una irritación, o un estado de indefensión, el que sentimos, porque cada vez que nos vemos enfrentados a la anormalidad, dudamos de la conducta que debemos asumir.
 
¿Cuál es el sentimiento que normalmente aflora: piedad, lástima, acaso compasión, o de pronto una fría racionalidad?... En la sala oscura no hay tiempo para mayores análisis, ya que sobre esa gran pantalla blanca, Sabine está presente. Ella es autista, babea, insulta, golpea y nos cuestiona inconscientemente.
 
Ella es el objeto de un retrato fílmico realizado por su hermana: Sandrine (1), en el cual la directora se interroga por lo que le aconteció a Sabine al ser internada cinco años en un sanatorio mental. Además, critica la ausencia de lugares apropiados para ese tipo de enfermos.
 
La escena siguiente es de archivo, un video familiar, donde vemos a las dos hermanas bailar. Una es rubia y la otra morena; la primera es actriz y la otra una enferma; la rubia es famosa y la morena una desconocida. Dos rostros de una belleza gala, pero con senderos diversos.
 
Sabine “la loca” –como le decían en la escuela– era capaz de interpretar a Bach o Schubert, componía música, tejía suéteres, elaboraba muñecas, estudiaba inglés y geografía.  Al mismo tiempo, Sandrine “la comédienne” acumulaba roles de importancia mayor en: À nos amours, Sin techo ni ley, Monsieur Hire y La cautiva del desierto.
 
Años después, las dos caras de la moneda se encuentran de nuevo sobre el material fotosensible. Pero esta vez la morena no es fotogénica, engordó, habla con dificultades, repite las mismas preguntas. Su discapacidad empeora y su poca autonomía desapareció. La rubia, a su vez, con ayuda de dos técnicos de Claude Chabrol, la filma con un rigor impecable; soporta inclusive los golpes de su hermana, la sigue por todas partes, estudia su comportamiento e intenta obtener algunas respuestas.
 
Los postulados de la realizadora son claros: 1- al morir su hermano mayor, Sabine se sintió desamparada y su dolor fue transformado en violencia. 2- Seguido al cambio de comportamiento, ella debió ser recluida cinco años en una institución mental. 3- Durante ese lustro, los médicos no sabían que tenía. 4- Gracias a los medicamentos, las camisas de fuerza y un intento de suicidio, la enfermedad de Sabine empeoró.
 
El documental de Sandrine Bonnaire tiene la inteligencia de no acusar a nadie en particular, aunque al mostrarnos el paralelo de aquellas imágenes vivaces de su hermana durante dos décadas, y luego contraponerlas a las actuales, las deducciones a las cuales llegamos son inapelables: el conjunto de elementos que constituía la esencia y personalidad de Sabine fueron aniquilados por la falta de un diagnóstico (2) y de centros adecuados.
 
Sin embargo, la directora no oculta la complejidad de la situación; ella misma confiesa los intentos fallidos de vida en común de Sabine con los miembros de su familia. Además, en la película están registradas algunas tomas de agresión; por ejemplo, cuando Sabine lesiona a una enfermera con un tenedor. En este sentido, la salida fácil y recurrente no es utilizada: generalmente los responsables son siempre los demás.
 
La estructura del montaje asume con sobriedad la problemática de los autistas; su ritmo aborda con justeza un tema tan doloroso para Sandrine Bonnaire (como para todos los familiares en igual situación) y su documental fluye contundente desde su interior hasta nuestras almas con una pureza inusual.     
 
*************
(1) La musa de Maurice Pialat. Igualmente ha interpretado personajes para: Agnès Varda, Claude Chabrol, Régis Wargnier, Patrice Leconte, André Téchiné, Jacques Rivette, Jean-Pierre Améris, etc.
(2) Años después Sabine entró a una casa experimental que cuenta con varios tipos de pacientes. Allí es diagnosticada como Psico-infantil de comportamientos autistas.
 
Título : Elle s’appelle Sabine
Documental - 85 minutos
Directora: Sandrine Bonnaire
Cannes 2007 – Premio de la critica internacional

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 11:28

Documental experimental

Si sabemos escuchar, si aprendemos su lenguaje,
el agua nos revelará el misterio
de los seres y de las cosas.

Yves Thériault

 

El despilfarro de agua por las calles de Marsella, le genera a un hombre que se encuentra en crisis existencial, una reflexión sobre la relación entre la ciudad y su imaginario.

 

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 18:35

   

A la inconmesurable alma de Henri Langlois.

Por: Nicolás Román Borré

 

 

I


Así es como París nos destruye despacio,

deliciosamente, triturándonos entre flores viejas

y manteles de papel con manchas de vino,

con su fuego sin color que corre al anochecer

saliendo de los portales carcomidos.



Julio Cortázar

 

 

El embrujo cautivador de la ciudad luz la transforma en la destinación turística más importante del planeta, volviéndose de cierta manera, en la excepción de la memorable frase de Ortega y Gasset: "Cuando mucha gente está de acuerdo en algo, es para una idiotez o una bellaquería".  

Siendo pequeño nunca imaginé visitar la capital francesa, aunque guardaba una secreta esperanza de conocer en Normandía el monte San Miguel, catalogado como una maravilla por “El mundo de los niños” que leía religiosamente todas las noches.

De suerte que yo descubrí la leyenda y los mitos parisinos al igual que muchos, gracias al cine, la literatura, la pintura y, de cierta manera, a generosos amigos viajeros que me narraban sus experiencias en la tierra de Molière.  

No hay duda que una metrópoli como ésta posee la ventaja de convertirse en un camaleón, que ofrece aristas multicolores completamente diferentes según las preferencias de quien la descifra. Y aunque advertido por Baudelaire de las cualidades metamórficas de esa ciudad-monstruo, que te ofrece el cielo mientras te afixia, es bastante difícil luchar contra la visión idílica de París.  

Dicho mito de la tierra romántica y del glamour es particularmente alimentado por el cine; verbigracia: Un americano en París, de Vincente Minelli, o Todo el mundo dice te quiero, de Woody Allen, que se parecen a unas cartas postales al estilo del fotógrafo Robert Doisneau. En contraposición,  la cinta La regla del juego, de Jean Renoir, sobre la hipocresía ciudadana, o la contemporánea El odio, de Mathieu Kassovitz, acerca de la exclusión social, se aproximan más bien a un estudio meticuloso del lente platinado de Henri Cartier-Bresson.

Únicamente los documentales, en especial los de Alain Cavalier con sus Retratos de mujeres, al igual que Nicolás Philibert, que indaga los seres anónimos y los lugares famosos de la ciudad luz, me permitían tener una imagen más realista que la que podría obtener viendo la quimérica El fabuloso destino de Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet.

Quiso entonces la vida que yo habitara la Galia, y era normal pasar algún tiempo en el decorado más utilizado del celuloide(1).  El inconveniente es que la capital se nos revela de tres maneras: en calidad de turista, al comprar en una agencia de viajes un paquete de “Conozca París en 4 días”; como habitante urbano de sus entrañas; y, por último, del género refinado de los bobos(2).  Pero por las circunstancias de mi estadía, yo debía descubrir París solamente algunos meses después -y a retazos-; exactamente cada nueve semanas visitaría la ciudad-monstruo, en efímeros fines de semanas.

Como resultado, llegué de paso al aeropuerto, y una extraña melancolía se apoderó de mis sentidos; era como Davos Hanich en La jetée de Chris Marker(3)…  Entonces me convertí en una especie de burbuja silenciosa, donde el exterior se vislumbraba difuso e irreal, al mismo tiempo que atravesaba los barrios para tomar un tren hacia el oriente del país.  

Esperando que llegara el momento de perderme por las calles como Jeanne Moreau en Ascensor al cadalso, de Louis Malle (con la suculenta música de Miles Davis), decidí  recurrir a una bitácora citadina profesional: Rayuela, de Julio Cortázar.

Borges decía con certeza que lo importante no es leer sino re-leer, y re-leer Rayuela dominando las citas en francés y sus significados socioculturales es aún más gratificante. Pero el tiro me salió por la culata, porque Rayuela es un rompecabezas que enaltece la ciudad luz, es un himno que invita a izar las velas y navegar por ella; al final todos queremos ser Oliveira, la Maga o el mismo Cortázar.  

Hasta ese entonces yo había guardado una posición estoica: ninguna ansiedad particular de visitar la ciudad-monstruo; intentaba tener una visión objetiva e imparcial de París. Pero de golpe todo se derrumbó;  mi espíritu cedió a las imágenes de cientos de películas que yo había almacenado en mi cerebro y, sobretodo, había un argumento inapelable: ¡yo vivía en Francia!

En virtud de tal postulado lógico, comencé a elaborar un meticuloso plan de abordaje (había que ser riguroso y extremadamente práctico). Las prioridades del primer fin de semana serían el Louvre y la Cinemateca Francesa. El arco del Triunfo, el centro Pompidou, la torre Eiffel, el museo de Orsay y los campos Elíseos fueron relegados a una visita futura.  

Debo confesar que acto seguido a la inmersión absoluta en el mundo cineclubista, la percepción de mis recuerdos sufrió un cambio drástico; por eso, ahora me es imposible recordar algo sin asociarlo a una película. Por consiguiente, cuando atravesé la puerta del Louvre, fue como ser parte del equipo del documental La ville Louvre, de Philibert. Era como un “déjà vu”, pero en color, e infinitamente más fascinante.

Aunque neófito en museología, creo que nadie discute que hay dos momentos en la vida cultural de una persona: antes y después del Louvre. Antes, uno cree saber qué significa “Museo”; al salir del Louvre, tenemos la absoluta certeza del alcance de esa palabra.

El hecho de haber comenzado por el departamento de antigüedades egipcias me produjo gran alegría; luego se añadieron generosamente otras, sobretodo al apreciar las obras de Jan Van Eyck y Eugène Delacroix. Pero hay una que pagó el tiquete: La dentellière de Johannes Vermeer. Yo la conocía en fotos, pero estar frente a ella me llenó de una viva emoción(4).

Nadie dice cómo salimos del Louvre, pero la verdad es que el entusiasmo evita darnos cuenta de la fatiga corporal y mental que genera dicho encuentro. Yo no estaba cansado; estaba literalmente demolido y, además, asombrado por la forma en que el tiempo transcurrió, pues no había terminado de ver las salas cuando un vigilante me obligó a salir.
 

  

II  

 Respirar París ayuda a conservar el alma.

 Víctor Hugo

 

 

 Henri es el dragón que vigila y protege nuestros tesoros.

 Jean Cocteau

 

Al día siguiente, tomé infructuosamente el sendero hacia la Cinemateca Francesa -algo andaba mal con la dirección-; por eso me dirigí a una oficina de turismo donde una parisina me dijo que la Cinemateca no existía.  Luego de algunos segundos de un silencio gélido, mi acento costeño se hizo más fuerte en mi limitado francés y le dije: “Señorita, debe haber un error, busque en su computador la dirección correcta, ya que la Cinemateca ¡sí existe!”

Para mi desgracia, el circuito electrónico corroboró la respuesta de la empleada, quien aprovechó para añadir con cierta malicia, que ella no había escuchado hablar de ese lugar.  Me fui de la oficina algo avergonzado, pensando en cómo era posible que los franceses no conozcan ese santuario del cine que le había enseñado a Truffaut, Rivette, Chabrol y Godard a hacer sus películas.

Yo comprendía las penurias de la Cinemateca(5), todas las aventuras que ese gordito carismático con sangre de celulosa (Henri Langlois) emprendió por preservarla; e incluso, sabía de las elevadas cifras del mantenimiento y restauración de las cintas mudas que guardaban en sus archivos.  Pero de allí a su cierre hay años luz de diferencia; por eso, como Harrison Ford en Búsqueda frenética, de Roman Polanski, emprendí una investigación por la calles capitalinas en aras de encontrar, como mínimo, sus bodegas.

Entretanto, en mi cabeza se repetían las palabras de François Truffaut: “La cinemateca era y es un hogar para todos”.  A pesar del tiempo y la distancia, yo sentía que también era mi hogar, ya que la pasión de Langlois trascendía las fronteras e influenciaba a todos los que de una u otra forma pensamos que la sala oscura es la mejor de las religiones.

De hecho, es como una especie de hermandad: tú te sientes próximo de aquel que comparte los mismos gustos fílmicos, que defiende una cinta plena de atributos que nadie parece apreciar, o que funda un cineclub con el objeto de compartir la felicidad que le produce el séptimo arte. Y si mal no estoy, me parece que Cortázar vivió algo similar con el Che:  

"No nos vimos nunca

pero no importaba, 

mi hermano despierto

mientras yo dormía, 

mi hermano mostrándome 

detrás de la noche

su estrella elegida."

 

Henri Langlois cumplió a cabalidad con su labor de primogénito aventajado de la vasta familia cinéfila, en especial al permitirnos acceder a sus brillantes escritos, por transmitirnos las obsesiones por los aparatos pre-cinematográficos y la desbordante pasión por el expresionismo alemán.  Como su hermano menor, padecí cuando supe que en 1968 el Ministerio de Cultura lo despidió de la institución que él fundó. Lo escuché decir que no era sino un simple mendigo del cine al referirse a su trabajo; o que la idea de coleccionar le vino del miedo a que una guerra arrasara con las películas y los equipos de la ciudad. Sonreí al verlo entrar goloso en las panaderías(6). Y soñé a su lado con realizar ese fantástico proyecto sobre Georges Méliès, Etienne-Jules Marey y los teatros ópticos.

Sin embargo, mis pesquisas fueron inútiles; la Cinemateca se había evaporado... Afortunadamente, una reciente babel que sustituyó al faro de Alejandría, me brindó la respuesta de su extraña invisibilidad.  En un lacónico mensaje publicado en la red, el cineasta Claude Berri (actuando como Presidente de dicha entidad) notificaba a todos que, según los acuerdos efectuados con el Centro Nacional de la Cinematografía, se estaba construyendo un edificio que albergaría al antiguo Museo del Cine, la Cinemateca Francesa y la Biblioteca de Películas.

Dos años pasaron desde entonces, y durante ese tiempo yo visité la ciudad-monstruo siempre con un objetivo audiovisual. Mientras la gente se paseaba por los campos Elíseos -estilo Joe Dassin-, yo buscaba con precisión el lugar donde pasaron Jean Seberg y Jean-Paul Belmondo en À bout de souffle de Jean-Luc Godard. Para mí, el metro no era el medio de transporte que facilitaba el desplazamiento, sino los decorados donde Cary Grant y Audrey Hepburn filmaron Charada de Stanley Donen; Luc Besson, Subway; Krzysztof Kieslowski, Blanco; y   Jean-Jacques Beineix, Diva. La torre Eiffel fue el lugar donde danzaba Fred Astaire en Funny Face, de Stanley Donen; o la obsesión de un grupo de personas que desean verla desde su apartamento en Conocemos la canción, de Alain Resnais. Yo no veía en las calles y avenidas de París la elegancia arquitectónica, como en la desierta e insólita Paris brûle-t-il? de René Clément, sino los sitios por donde  la nouvelle vague rodó Los 400 golpes de François Truffaut, Zazie dans le métro de Louis Malle y Cléo de 5 a 7 de Agnès Varda.

Finalmente, en el 2006, la Cinemateca reabrió sus puertas en la calle Bercy, después de cinco decenios de mudanzas sin límites. Y sus cifras eran impresionantes: 14400 metros cuadrados de espacio, 50000 películas, 4000 cámaras y aparatos pre-cinematográficos que incluían la primera colección de la historia de Wilfrid Ernest Lytton Day, las colecciones personales de Langlois sobre el cine silente, soviético y alemán, millones de libros, fotografías y afiches, al igual que cientos de miles de accesorios y vestidos de época utilizados en los rodajes.

Yo me encontraba listo y al acecho, como un felino antes del ataque, pero parecía que el destino al manejar los hilos me dictaba la paciencia, porque no pude asistir a la inauguración, ni tampoco logré ir durante los meses siguientes.  

 

 

III

 

 

En la escuela nos enseñaron a tender la cama,

allá organizabamos concursos para ver quién lo hacía mejor,

nunca gané, pero respeto este mueble.  

En una cama venimos al mundo 

y en una cama nos vamos. 

La cama es un lugar sagrado 

que no admite ninguna banalidad a su alrededor.  

 

 

Pedro Almodóvar  

 



Un asunto administrativo en la Embajada de Colombia me otorgó la oportunidad -mejor dicho: “la papaya”- de volver a París, y esta vez no permitiría que nada ni nadie, se interpusiera en la ya paranoica cita retardada.  Pero al escuchar en el tren que había anomalías en el transporte y algunas manifestaciones sindicales, me entró el temor de fallar de nuevo la visita a la Cinemateca.

Atravesé en tren el país del vino -772 kilómetros entre las dos ciudades- y aunque hasta ese momento me había comportado como un filósofo zen, al pisar el suelo de la estación, me prometí acampar frente al edificio si era necesario; haría una huelga de hambre; llamaría a los periodistas; me arrodillaría ante los porteros para que abrieran las puertas; diría que tenía cáncer; todo era válido. Ya no se trataba de un simple día de cultura: era la justicia que se imponía para un colombiano que presentó gratuitamente todo el cine francés por las calles de Cartagena de Indias; un derecho adquirido e imprescriptible que se vislumbraba esquivo.

No obstante, como un estanque apacible, la ciudad me acogió -creo que ella sintió mi firme determinación-, acaricié sus muros ocres en señal de gratitud y una brisa cálida me acompañó venturosa hasta la puerta del coloso edificio. Movido por el sentimiento reprimido de aquellos días lejanos donde todo se interponía, compré el tiquete y me perdí -por fin- en el imaginario que desde el inicio de los tiempos grabara mi nombre sobre esa entrada de papel. 

En la recepción ofrecían varias posibilidades de recorrido; yo opté por el tiquete que daba acceso a la exposición Almodóvar y enseguida a la muestra permanente. Por lo tanto, al salir del ascensor me encontré en la penumbra total, mientras la voz omnipresente del español describía su niñez y guiaba a los visitantes por un laberinto de luces de neón.  Al principio apareció un joven delgado y bigotudo -irreconocible-; un cierto adolescente de La Mancha, que vivió, sufrió y filmó Madrid con su cámara super 8. Luego surgió, en la segunda sala, su período familiar: fotos, diarios, pequeños guiones, los collages que el ibérico realizara sobre Kafka en la hojas de la compañía telefónica donde trabajaba, sus obsesiones por el cosmos femenino y la justificación de filmarlas porque ellas son más expresivas que los hombres. Después vinieron otros collages (pero esta vez del artista Dis Berlin); era imposible escapar a esa colorida cama gigante y escandalosa que marcaba el sendero junto con los teléfonos obstinadamente rojos, las innumerables máquinas de escribir de las cuales Almodóvar se confiesa fetichista, los extractos de sus películas, los diseños de Jean Cocteau, algunos desnudos, afiches de sus cintas favoritas, las biografías y publicaciones, las fotos secretas, dvds.; mejor dicho: “todo sobre Pedro”.

Y lo mejor estaba por venir: la sección denominada “Passion cinéma” abarcaba toda la pre-historia de la imagen, desde las sombras chinescas hasta el cinematógrafo Lumière. Asumí entonces el rol del arqueólogo que remonta en el tiempo y en el espíritu de los hombres, al constatar mis conocimientos teóricos que nunca habían sido confrontados con la realidad del terreno. Frente a mis ojos giraban todos los equipos e invenciones que aprovechan la impresión retiniana para crear la ilusión del movimiento (en últimas, es un problema filosófico, pues la magia y el encanto jamás se escondieron en los aparatos, sino que siempre estuvieron en nuestro imaginario y en la capacidad de soñar).

Pronto esas divagaciones existenciales de los investigadores y la intelectualización de la fuente onírica del movimiento pasaron a un segundo plano, al impulsar jovialmente el zoótropo central; sucumbí ante el encanto del mutoscopio y el praxinoscopio; salté entre las linternas mágicas y los teatros ópticos; acaricié el kinetoscopio de Edinson y el bioscopio de Skladanowski; y jugué con el filoscopio y el fenaquistoscopio hasta el cierre de la atención al público. 

Partí feliz, como un niño que viene de devorar una tienda de caramelos. Pero aún en medio de ese furor, recordé a un amigo que, mientras saciábamos nuestra hambre con unos patacones recalentados del muelle de los Pegasos, me solicitara una entrada de la Cinemateca para su álbum.  En ese momento, comprendí que aquel flash-back tenía un componente ético, pero sobretodo gástrico, porque eran las ocho de la noche y yo no tenía nada en el estomago, de suerte que a mi organismo rebelde se le antojó un patacón con una rebanada de queso -cuestión improbable en París-.  Así que puse mis pies en marcha hacía una panadería cercana y pedí dos brioches con pepitas de chocolate... Al saborearlos, me vino a la mente la imagen de Henri Langlois, quien degustaba los panes y después regresaba a trabajar en la Cinemateca. Yo hice lo contrario: comí, alejándome de ese sacrosanto lugar; pero con lágrimas en los ojos, porque Henri, mi hermano, ya no se hallaba sobre la tierra.

 *********

 

1- Universal, la Metro-Goldwyn-Mayer y la Paramount, en sus filmes: The perfect furlough de Blake Edwards, Un americano en París de Vincente Minelli e Irma la douce de Billy Wilder -respectivamente-, prefirieron recrear la ciudad en estudio. Igual aconteció con los directores más representativos de los años treinta en Francia: René Clair y Marcel Carné; e incluso Leos Carax, en los noventa, reconstruyó el puente y las fachadas vecinas en un espacio de 15 hectáreas para Les amants du pont neuf. La negación de París como decorado, la encontramos al ver Pickpocket de Robert Bresson; allí la capital es anónima, inerte, abstracta, casi imperceptible. De esa forma, Bresson refuerza su búsqueda permanente del alma humana, al excluir la belleza estética del plano.

2- En francés, “bobo” designa a los burgueses bohemios con buen nivel intelectual, amantes del arte y -en teoría- políticamente comprometidos. Ellos se divierten visitando los mejores sitios: museos, restaurantes y cafés.

3- La jetée: cortometraje de ciencia ficción -realizado a partir de fotografías- sobre un hombre que viene del futuro y que recuerda una imagen que lo marcó en su infancia en el aeropuerto de Orly (Terry Gilliam dirigió, en 1995, una versión libre intitulada 12 monos).

Chris Marker es un cineasta puro, de una sensibilidad y una militancia documental inigualables.  Su nombre ha sido inexplicablemente omitido en muchos libros de cine -aún en Francia-. De él dijo lo siguiente el gran escritor Henri Michaux: "Habría que arrasar la Sorbona y meter a Marker en su lugar."

4- Notarán que no hago alusión a La Gioconda de Leonardo Da Vinci, que es la pieza obligada del Louvre. Pues la verdad es que ella no me tocó -y, según algunos amigos pintores-, ese cuadro requiere de varios encuentros antes de entregarte su virtud.

5- A lo largo de los años, las mudanzas de la Cinemateca y del Museo del Cine fueron reiteradas debido a la pérdida de las subvenciones del Estado. Aunque estas dos instituciones son diferentes, casi nunca estuvieron separadas, e incluso, al principio de las proyecciones de la Cinemateca, las empresas distribuidoras prohibieron a Langlois la venta de tiquetes. Por esa razón, él decía a la entrada: “Estos son tiquetes de entrada al museo, y además podemos visitar las películas. Repito, son tiquetes para el museo, no entradas de cine.”

6- Ver los documentales: Le fantôme d'Henri Langlois, de Jacques Richard, y Citizen Langlois, de Edgardo Cozarinsky.

 

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Published by Román Borré - dans nerb
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